Osaka, la troisième ville du pays avec une population dans le centre de la ville avoisinant les 2,6 millions d’habitants. Quand je sors de la gare, le ton est donné, des buildings immenses, une effervescence populaire, un trafic intense. Cela me coupe le souffle, je n’ose même pas imaginer la grande Tokyo 東京et ses 12 millions d’habitants que je n’ai pas encore visitée. Ici tout est haut, tout est grand, on a même construit une autoroute aérienne qui passe en plein de cœur de la ville.
Un ami de Sayaka, Keishi, nous a rejoint et nous serre de guide. La première étape est le Osaka-jo, le Château d’Osaka. Il s’étend, entouré de ses gigantesques murailles bordées d’une eau sombre et chargée d’Histoire, au beau milieu de la ville. Le contraste est saisissant. C’est bien simple, du haut de son observatoire, on peut apprécier la vue à 360° d’une ville aux allures futuriste et qui n’est stoppée que par les montagnes et l’océan.
Il est temps de redescendre sur terre, l’intérieur du château n’a plus rien d’ancien, tout a été rénové transpire le mauvais musée. Une balade pour touriste au beau milieu d’un univers que l’on est à 100 lieux de comprendre. On ne s’y attarde de pas.
Notre virée nous amène à prendre le métro vers le quartier de Namba reconnus pour son caractère animé, c’est là qu’il faut être pour s’amuser. Je remarque que nous ne sommes pas les seuls à le savoir au vue de la foule qui se presse aux creux des rues bordés de magasins et d’enseignes bigarrées, clinquant de mauvais gout pour certaines, amusantes pour d’autres, de la surenchère dans le tape à l’œil. Mais le tout colle bien et donne une atmosphère unique que l’on ne retrouve pas du tout en Europe. On s’y sent bien, on s’y sent vivre, on se laisse emporter par la marrée humaine et on profite. A midi nous avons mangé des Okonomiyaki お好み焼き, genre d’omelette-pizza typiquement japonaise. Ensuite au détour d’une rue piétonne, nous prenons une boite de Takoyaki たこ焼, genre de boules de pate a crêpe contenant du poulpe cuite comme des gaufres. Ensuite en guise de dessert, je m’offre une glace auprès d’un marchand indien qui s’est foutu de ma gueule avec ses tours de passe-passe, faisant semblant de me donner la glace, me la retirant des mains ou donnant un corné vide, je voyais son manège, mais c’était plus fort que moi, quand on te tend un truc tu l’attrapes.
C’est alors que je comprends que je suis fait pour cela et que rien d’autre au monde ne me fera plus frissonner.