La ville de Kumamoto est parsemée de Jinja, temples dont l’apparence va de la beauté clinquante au charme discret. Ces Jinja sont des lieux de culte shinto et pourraient être comparées à nos églises occidentales. Samedi après-midi, Yaëhl et moi sommes allés visiter l’un d’eux. Celui-ci est le plus grand que j’ai vu à Kumamoto pour le moment, une grande rue bordée de lampadaires et d’arbres parfaitement taillés y mène. Aux abords du temple ainsi qu’à toutes ses entrées se dressent des Torii, portails sacrés symbolisant la démarcation entre monde spirituel et physique. Il est donc de coutume de repasser par un Torii que l’on a emprunté pour revenir dans le monde réel. A l’entrée principale du temple se trouve un Chozuya, une fontaine permettant de se purifier les mains. Devant l’autel, pour faire une prière, on s’incline deux fois, on tape deux fois dans ses mains, on prie puis on s’incline une nouvelle fois.
Nous avons eut la chance d’assister à la fête des shichi-go-san, évènement concernant les enfants de 3, 5 et 7 ans qui se déroule aux alentours de la mi-novembre. Les familles se rendent au temple afin de faire participer leur enfant à une cérémonie permettant de leur apporter la chance. « Cette coutume remonte aux temps anciens où il n’était pas rare de perdre les enfants en bas-âge et depuis elle se perpétue » à ce que nous a dit le concierge des lieux.